17 février 2007

Fabien Verschaere "Seven Days hotel" Moca, Lyon. (jusqu'au 29 avril 2007)





C'est l'univers de son film d'animation "Welcome to the Seven Days Hotel" (voir mon billet Nuits Blanches à la Goutte d'or de Nov 06) qui est ici déplié en 3 dimensions et à échelle humaine. Je déambule donc physiquement ce lieu qui du virtuel est devenu réel où la musique rock continue d'avoir toute sa place. Composée par Audrey Mascina (qui avait déjà collaboré pour le film), c'est d'abord elle que l'on entend et qui nous guide jusqu'à l'accueil de cet hôtel déjanté où le réceptionniste est le diable . Puis toujours dans une ambiance lumineuse plus proche du Baron ou du Bus Palladium que du Ritz, un couloir donne sur 7 chambres.
On retrouve ici les obsessions de l'artiste : Eros et Thanatos, la maladie, le rêve, dans son style poignant et enfantin : formes rondes et envahissantes , couleurs saturées. Le personnage barbu, avatar en volume de l'artiste est très présent. Travail colossal car depuis l'espace du lieu jusqu'aux petites lampes en céramique aux formes de diable, princesse, clown, aux différents films d'animation , au dessins, au distributeur de boisson, à la musique, tout a été conçu par l'artiste spécialement pour cette exposition (il a travaillé dans un atelier de fabrique de décors de théâtre lyonnais). Et puis à côté dans une pièce à part , présenté sur des planches encadrées, il ya le conte imaginé et illustré par l'artiste. Cette histoire en partie auto-biographique est le socle de son travail débordant de sincérité et d'imagination. On sent un artiste jeune à l'appetit insatiable, qui en partant du dessin et de l'écriture, utilise maintenant tous les media (film, fanzine, musique, écriture, sculpture) pour stimuler l'ensemble de nos sens. Comme après un concert de pop star, on en ressort en se sentant "saturé" et surtout plein d'energie et terriblement vivant.
A découvrir aussi ici sur myspace.

1 Comments:

Blogger pop corn said...

j'ai croisé parfois fabien lorsque nous fréquentions tout deux l'atelier Bustamante et lors de quelques expos chez Michel Rein et au palais de Tokyo. Par fois pénible dans ce role qu'il semble jouer par son physique mais conclure qu'il le fait à fond et habite son monde et d'années en années tout ça malgré la hate devient dense.

21/2/07 19:18

 

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